Chania

L'étoile montante de la musique sud-africaine Nomcebo Zikode fait danser le monde depuis six mois avec le titre "Jérusalem".

24-09-2020

Cet été, le tube phénoménal Jérusalem a comptabilise plus de : 150 millions de vues sur YouTube.

C'est le titre le plus diffusé à la radio cette semaine en France d’après le classement SNEP, le Syndicat national de l’édition phonographique. La semaine précédente, c'était la même chose. Tout comme il y a quinze jours. On connait plus le nom du titre de cette chanson sud-africaine que celui de son interprète, Nomcebo Zikode.

Elle est née il y a 26 ans, loin des paillettes et des projecteurs, dans le township d’Epumalanga, près de Durban en Afrique du Sud, un quartier pauvre où le salaire mensuel plafonne à 20 euros. Très tôt, enfant, elle se met au chant, au gospel, révélant une voix étonnamment vibrante pour son âge, et à 10 ans, grâce au concours de talents de la radio nationale, elle démarre lentement mais sûrement une carrière de choriste. Pendant des années, elle va chanter pour les autres, faire des voix, des chœurs. Jusqu’à sa rencontre, il y a un an, avec Master KG, jeune producteur en quête de tubes, qui lui demande d’écrire des paroles pour sa musique.

Nomcebo lui propose donc une prière, chantée en langue zoulou. Elle y raconte ses doutes, sa culpabilité, des histoires de péché et de demande de pardon. Le titre est enregistré, mixé et paré pour tenter sa chance, comme tant d’autres avant lui. Sauf qu’est arrivé… le coronavirus, et avec lui le besoin mondial de positiver.

En février, une première vidéo virale utilise Jérusalem pour la tourner en dérision, pour sourire du contraste entre la chorégraphie et les paroles dévotes chantées par Nomcebo. Et puis il y a eu le #JerusalemaDanceChallenge, parti de TikTok .

Romuald

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