Chania

L’impact des sections décrétées par la CDAEO, après le coup d’Etat sur l’économie malienne.

23-09-2020

En marge des cérémonies du 60e anniversaire de l’indépendance du Mali, le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, a pressé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) de lever ses sanctions. «Je pense que dans les jours à venir la Cedeao doit enlever ces sanctions pour le bonheur de la population malienne», a-t-il déclaré mardi 22 septembre, confirmant les craintes d’asphyxie de l’économie malienne. Une demande qui résonne avec celles exprimées depuis plusieurs semaines par les acteurs économiques.

Première victime de l’embargo décidé par l’institution régionale ouest-africaine : l’émission de titres publics sur le marché financier régional. Selon nos estimations, sur la période d’août à septembre, ce sont environ 60 milliards de francs CFA (91,5 millions d’euros) qui n’ont pu être mobilisés.

Le commerce en net recul

 Nous avons également obtenu copie d’une note d’information sur les indicateurs de conjoncture de la Banque centrale, au titre du mois d’août. Elle confirme une détérioration de l’activité économique. Ainsi, le chiffre d’affaires du commerce marque un recul de 16,7 % contre 1,1 % pour les services marchands, moins affectés.

« Pour l’instant, il est difficile de mesurer l’impact des sanctions financières de la Cedeao sur notre économie qui subit déjà les conséquences de la pandémie et du climat d’insécurité. L’activité économique a ralenti »

 

Moulay Zaid ZIZI

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