Chania

RDC : Joseph Kabila se retire de la course vers un statut de sénateur à vie

12-08-2018
Tout en préservant l’avenir ; le président Kabila à la tête de la République Démocratique du Congo depuis dix-sept ans a décidé de ne pas briguer un troisième mandat. Plus de doute, Joseph Kabila en a pris décision irrévocable en désignant son dauphin qui s’agit de Mr Emmanuel Ramazani Shadary, 57 ans, pilier du régime, ex-ministre de l’intérieur choisi comme candidat à l’élection présidentielle prévue le 23 décembre. « C’est le choix du président et de lui seul », assure André-Alain Atundu, le porte-parole de la majorité présidentielle L’homme propulsé sur le devant de la scène parvenu, il y a quelques mois, à la tête du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PRD), ne faisait pas partie des favoris dont les noms qui circulaient ces derniers jours à Kinshasa à l’instar de l’ancien premier ministre, Augustin Matata Ponyo, apprécié par des bailleurs étrangers et par le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku. Selon Christoph Vogel, chercheur à l’université de Zurich et spécialiste de l’Afrique centrale : « Emmanuel Ramazani est considéré comme un soldat du parti qui contrairement à d’autres n’a jamais été suspecté de double jeu. S’il arrive au pouvoir, le risque qu’il remette en cause les privilèges des caciques du régime à la manière du nouveau premier ministre en Ethiopie apparaît faible. Les sanctions internationales, dont il fait l’objet l’inciteront d’autant plus à être loyal. » L’opposition s’est aussitôt réjouie du retrait de Joseph Kabila, après une lutte acharnée pendant dix-neuf mois après l’expiration officielle de son second mandat fin 2016. « Il a fini par céder aux pressions venues de toutes parts, du peuple congolais, de nos voisins, de la communauté internationale. Mais nous n’accepterons pas des élections qui ne soient pas crédibles », prévient Martin Fayulu, président du parti l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECD) et candidat à la présidentielle. Ors Félix Tshisekedi, fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi décédé en février 2017 et l’ancien chef de guerre Jean-Pierre Bemba, acquitté en juin par la Cour pénale internationale des accusations de crimes de guerre et de crime contre l’humanité et dont la libération a bousculé le paysage électoral figurent parmi les vingt-cinq hommes et une femme qui se sont présentés pour la course à la présidence. Serdjebis Serge

said Friks

Commentaire sur l'article

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire